L’engrais organique plus fort que l’engrais chimique

Le compost mur prêt pour l’épandage (crédit photo : Syprobio)

Le compost mur prêt pour l’épandage (crédit photo : Syprobio)

Abandonnés au profit des engrais chimiques, les fertilisants organiques offrent pourtant les meilleurs rendements. Michel Boundja, paysan innovateur au Benin, a fait la démonstration lors de la Foire des innovations paysannes en Afrique de l’Ouest 2015.

Michel Boundja, a 40 ans et vit au Benin dans le département de Atakora dans la commune de Tanguiéta, plus précisément dans le village de batia. Après avoir comparé le rendement des champs utilisant des engrais chimiques et ceux utilisant de l’engrais organique, il aboutit à une conclusion implacable : l’engrais organique fournit un meilleur rendement que l’engrais chimique.

Son expérience personnelle lui dit qu’en plus de ne pas donner les rendements souhaités, les engrais chimiques détériorent le sol et laissent les paysans endettés. Les producteurs deviennent très dépendants des fournisseurs d’intrants chimiques. Pendant, que lui se retrouve avec de maigres rendements, ses voisins dans les camps Peuhl qui stockent et fertilisent leurs champ avec de la bouse de vache font de récoltes plus satisfaisantes.

C’est pourquoi, à entendre l’innovateur, il a eu l’idée d’utiliser de la fumure organique pour les cultures vivrières. Pour la production du compost organique, le paysan utilise des matières qui sont à sa portée comme des résidus de récoltes, des restes alimentaires, de la déjection animale et autres débris végétaux et de ménages. L’ensemble est entassé dans une fossé pendant quelques semaines.

Après la décomposition des matières, le produit final servira d’engrais organique. La quantité à utiliser dépendra de chaque producteur. Pour Yoa Kassa, chef de la délégation béninoise à la FIPAO 2015, cette technique de Boundja a permis à ce que les producteurs ne soient plus endettés et contraints à utiliser l’engrais chimique.

Avec l’aide de l’ONG SYPROBIO, (Systèmes de coton-bio au service de la sécurité alimentaire), la méthode de Michel Boundja est en phase de vulgarisation. Michel Boundja « appelle au sens de responsabilité des politiques pour vulgariser cette technique car c’est la meilleure technique pour fertiliser le sol sans qu’il ait des conséquences négatives à court ou à long terme ».

Abdourazak TRAORE

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Un commentaire

  • bjr, je me nomme kabore issoufou residant en cote d’ivoire. je suis interessé par la fabrication d’engrais de bonne qualité et jaimerais savoir la methode de fabrication de ce type d’engrais merci

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