Charrue motorisée : Labourer un hectare en seulement 2 heures

Charrue motorisée 2La Foire de l’Innovation Paysanne pour l’Afrique de l’Ouest (FIPAO) a ouvert ses portes ce vendredi 15 mai 2015 dans l’enceinte du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO). Prévue pour 48 heures, celle-ci s’affiche comme étant un cadre de promotion et de valorisation des produits à caractère innovateur. Plusieurs pays sont au rendez-vous et il y a une multiplicité de produits à découvrir. Parmi ceux-ci, un a le plus attiré notre attention : il s’agit de la charrue motorisée qui offre de nombreux avantages à en croire son concepteur.

Il s’appelle Mama Lawali BOUBE. Il évolue dans le domaine de la soudure au Niger. Venu pour participer à la FIPAO 2015, il expose son innovation à savoir la charrue motorisée.

L’agriculture représente un facteur clé de l’économie dans la plupart des pays sahéliens. Cependant, celle-ci est confrontée à de multiples problèmes tels que la pauvreté des sols et l’utilisation des moyens de production rudimentaires. Lawali en est conscient. Raison pour laquelle il a tenu à apporter sa contribution afin de palier à certains problèmes tels que le labour des champs qui se fait au meilleure des cas avec des bœufs.

La charrue motorisée, tout comme son nom l’indique, est un dispositif de charrue tracée à la moto qui sert à labourer un terrain. Elle est équipée de trois lames permettant de scarifier le sol à très petite profondeur. La charrue motorisée, comprend cinq parties à savoir : le châssis, le porte-lame, le levier de commande, un porte-roue et le dispositif de couplage à une moto.

Mama Lawali BOUBE, le concepteur de la charrue motorisée, une innovation venue du Niger

Mama Lawali BOUBE, le concepteur de la charrue motorisée, une innovation venue du Niger

Selon Lawali l’expérimentation de l’innovation a duré a peu près une année. Il a reçu un soutien de son gouvernement qui a daigné mettre à sa disposition des ingénieurs afin qu’il puisse réaliser un prototype fiable.

Un outil à avantages multiformes

La charrue motorisée est très simple à l’utilisation et est très économique ; en témoignent ces paroles de l’innovateur : « En deux heures vous pouvez labourer un hectare et seulement avec deux litres d’essence. Vous n’avez pas besoin d’assistance particulière ; et si vous avez d’autres activités à mener, vous pouvez vous y vaquer sans perdre trop de temps au champ ». C’est donc une technologie assez réaliste dans la mesure où l’agriculture dans les pays sahéliens est caractérisée par des sols pauvres et légers. Le but de l’innovateur est donc de contribuer à atteindre l’autosuffisance alimentaire via une augmentation de la production et créer un emploi des bras valides grâce à l’utilisation des motos.

L’accompagnement financier pour la réalisation de l’innovation a été l’un des problèmes majeurs. Selon le sieur Lawali, le financement émanait de lui-même. En effet, toutes les parties de la charrue ont été réalisées localement dans son atelier de soudure.

C’est animé d’une très grande satisfaction que l’homme de la charrue motorisée dit prendre part à cette foire. Il profite lancer un appel aux gouvernants afin que ceux-ci aident davantage sur le plan financier les projets pouvant aboutir à des innovations pour le grand bien du monde rural agricole.

Abdoul Kader Stéphane SOME

(1886)

2 commentaires

  • tarnagda abdias

    Tres bonne initiative, nous encourageons le promoteur a perseverer. Aussi nous voulons savoir commment faire pour entrer en contact avec lui.

  • Slt,je suis prof de philo à Dapaong au nord du Togo,mais je suis un passionné de l’élevage et de la technologie,je voudrais entrer en communication avec Mr Eugène Rouamba pour échanger à propos de sa couveuse solaire… merci de me mettre en contact avec lui…merci

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